Le ministre des Affaires étrangères et le chef du Parlement ciblés
Alors qu'une lueur d'espoir diplomatique pointait entre Washington et Téhéran pour clore un conflit dévastateur débuté en février dernier, les services de renseignement américains ont mis au jour un projet d'opération ciblé de l'État hébreu. Opposé à tout compromis, Tel-Aviv aurait directement placé dans sa ligne de mire le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, et le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Selon des révélations du New York Times basées sur des sources officielles, l'administration Trump a pris la menace très au sérieux dès le début du cessez-le-feu en avril. Washington a ainsi orchestré des alertes indirectes via ses alliés du Proche-Orient pour prévenir Téhéran, redoutant qu'une élimination physique de ces figures de proue ne relance instantanément une guerre totale impliquant la coalition américano-israélienne.
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Face au péril, la diplomatie iranienne a exigé des garanties de sécurité strictes par l'intermédiaire du Pakistan et du Qatar, médiateurs de ces pourparlers confidentiels. Les Iraniens ont fait savoir qu'aucune avancée ne serait possible sans l'assurance que leur délégation soit préservée de frappes israéliennes pendant les sessions de travail.
La tension a culminé le 12 avril lorsqu'un vol transportant Mohammad Bagher Ghalibaf, de retour d'un sommet avec le vice-président américain JD Vance, a dû se dérouter en urgence vers Mashhad après la détection de chasseurs israéliens à la frontière irako-iranienne. Cet incident aérien majeur démontre l'extrême fragilité d'un processus de paix où Israël refuse toujours de concéder le moindre pas vers l'apaisement.