Les quatre piliers de la stratégie environnementale de la métropole
Une étude globale portant sur 5 435 agglomérations classe Hô Chi Minh-Ville et Hanoï parmi les "villes brunes", caractérisées par un développement économique rapide mais fortement dépendant des énergies fossiles. Pour inverser cette tendance, la mégapole du Sud s'engage dans une restructuration profonde visant à décorréler l'augmentation de la richesse de la pollution atmosphérique.
L'enjeu principal repose sur la diminution des émissions de dioxyde d'azote (NO2), un indicateur clé mesuré par satellite. Alors que Hanoï mise sur la restriction des deux-roues thermiques, Hô Chi Minh-Ville concentre ses efforts sur la modernisation de ses infrastructures, le transfert des industries polluantes vers des parcs éco-industriels et l'expansion rapide de son réseau de métro et de bus électriques.
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Selon les analystes, "les métropoles vietnamiennes ne peuvent plus se contenter de changements marginaux, elles doivent opérer un saut technologique direct". Cette trajectoire implique une électrification totale du parc de motocycles et l'intégration à grande échelle de l'hydrogène vert pour décarboner les zones d'activités économiques majeures.
La nouvelle loi sur l'urbanisme impose désormais que 20 à 30% des nouvelles surfaces urbaines soient perméables et végétalisées pour lutter contre les îlots de chaleur. En parallèle, un vaste plan d'électrification des infrastructures portuaires et logistiques est déployé pour permettre aux navires de se brancher à quai, réduisant ainsi l'usage des moteurs diesel.