Une prérogative présidentielle strictement encadrée par la loi
Le ministre coordinateur des Affaires juridiques et des Droits de l'homme, Yusril Ihza Mahendra, a fermement démenti les rumeurs concernant un éventuel geste de clémence du président Prabowo Subianto envers Nadiem Makarim. Cette mise au point officielle intervient alors que les spéculations s'intensifiaient dans l'espace public sur le sort judiciaire réservé au fondateur de Gojek.
Yusril Ihza Mahendra a rappelé que l'octroi d'une amnistie, d'une abolition ou d'une réhabilitation relève exclusivement du pouvoir exécutif, mais qu'aucune démarche n'a été initiée en ce sens. "Jusqu"à présent, il n"y a eu absolument aucune discussion ni proposition formelle", a-t-il précisé lors de son intervention du jeudi 2 juillet 2026.
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Bien que la Constitution indonésienne accorde au chef de l'État le droit d'intervenir dans les procédures judiciaires, le ministre a souligné que ce mécanisme ne peut s'activer de manière unilatérale. Toute décision de cette nature requiert obligatoirement une consultation préalable et une prise en compte des recommandations du Conseil des représentants du peuple (DPR).
L'administration actuelle réaffirme ainsi sa volonté de respecter l'indépendance du pouvoir judiciaire en laissant les magistrats traiter l'affaire en toute objectivité. Les autorités se concentrent désormais sur le déroulement normal de la procédure pénale jusqu'à l'obtention d'un verdict définitif, coupant court aux attentes de passe-droits politiques.