Une surmortalité de 29% et des hôpitaux au bord de la rupture
Météo-France a confirmé que la vague de chaleur exceptionnelle subie entre le 17 et le 30 juin a paralysé plus d'un tiers du territoire national, de jour comme de nuit. Durant cet épisode historique, le thermomètre a franchi le cap des 40°C sur 40% du pays, établissant une moyenne mensuelle de 22,7°C, soit 3,8°C au-dessus des normales de saison. Les journées des 24 et 25 juin sont désormais enregistrées comme les plus chaudes jamais mesues dans l'Hexagone, tous mois confondus.
Cette crise climatique a provoqué une saturation immédiate des infrastructures de santé et des services funéraires, notamment en Île-de-France. Santé publique France fait état d'un bond de 29% des décès au cours de la semaine la plus critique, du 22 au 28 juin, ce qui représente au moins 2 000 morts supplémentaires par rapport à la semaine précédente. Les autorités sanitaires précisent que ce bilan provisoire s'élève pour l'instant à 8 973 décès au total pour cette seule semaine de canicule.
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Le docteur Nicolas Gonzales, chef du service des urgences de l'hôpital Paris-Saclay, témoigne de la violence de cette vague : "Nous avons pris en charge un afflux massif de victimes souffrant d"arrêts cardiaques, de déshydratation sévère et d'insuffisance rénale aiguë, des jeunes enfants jusqu"aux personnes âgées isolées". Face à cette crise, les directeurs des services funéraires de la capitale alertent sur la saturation des morgues, contraintes de refuser des corps faute de places disponibles.
L'impact de la chaleur s'avère particulièrement dévastateur au sein des domiciles privés, où les décès ont bondi de 91% en une semaine, contre une hausse de 37% dans les maisons de retraite et de 20% dans les hôpitaux. Santé publique France a d'ores et déjà averti que ces données statistiques, encore incomplètes en raison des délais de transmission, sous-évaluent la réalité et que le bilan définitif sera nettement plus lourd.