Une paix régionale menacée par la poursuite des hostilités
S'exprimant samedi à Istanbul au côté du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, le dirigeant turc a martelé qu'aucune solution durable au Moyen-Orient ne pouvait aboutir sans le soutien et la volonté des acteurs régionaux. Erdogan a directement ciblé le gouvernement israélien actuel, qu'il qualifie d'accro à la guerre, l'accusant de vouloir replonger la région dans le sang et la poudre en multipliant les attaques à Gaza, au Liban et en Syrie.
Cet avertissement intervient alors que des délégations américaines et iraniennes se sont réunies au Qatar la semaine dernière pour des discussions indirectes visant à sauver un processus de paix extrêmement fragile. Négocié sous l'égide du Qatar et du Pakistan, le protocole d'accord initial prévoit un cessez-le-feu de 60 jours, la réouverture stratégique du détroit d'Hormuz, des garanties sur le programme nucléaire iranien et un calendrier vers un traité définitif.
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Pour tenter de stabiliser ce processus, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a annoncé la mise en place prochaine d'un canal de communication direct avec Washington afin de signaler immédiatement toute violation des engagements pris. Cette initiative cherche à endiguer les provocations militaires qui menacent de faire dérailler les négociations à tout moment.
La situation sur le terrain reste pourtant explosive, l'accord étant déjà mis à rude épreuve par des frappes de représailles réciproques survenues pas plus tard que la semaine dernière. Les gouvernements américain et iranien s'opposent toujours vigoureusement sur l'interprétation technique et juridique des clauses de ce texte, exacerbant les risques d'une reprise généralisée des hostilités.