Des tensions diplomatiques persistantes autour du conflit avec l'Iran
Cette rencontre au sommet, directement sollicitée par le dirigeant israélien selon des déclarations faites au média Axios, interviendrait juste après le sommet annuel de l"OTAN prévu à Ankara les 7 et 8 juillet prochains. Il s"agirait du premier déplacement officiel de Benjamin Netanyahu à Washington depuis le déclenchement de la guerre conjointe menée par les États-Unis et Israël contre Téhéran.
Malgré une alliance historique matérialisée par une aide militaire décennale de 38 milliards de dollars, les frictions stratégiques entre les deux alliés s'exposent désormais sur la place publique. L'administration Trump tente de consolider un accord de cessez-le-feu précaire signé le 17 juin avec l"Iran, alors que l"opinion américaine vacille : un sondage de l'Université Quinnipiac publié le 24 juin révèle que 60% des électeurs jugent ce conflit inutile.
Read Also
Interrogé sur ces divergences majeures, Donald Trump a balayé les rumeurs de rupture avec son assurance caractéristique : "Nous nous entendons très bien. Il sait qui est le chef". Pourtant, l'insistance d"Israël à frapper le sud du Liban exaspère la Maison-Blanche, le président américain ayant même qualifié Netanyahu de "complètement fou' lors d'un récent échange téléphonique tendu rapporté par le New York Post.
Si cette visite diplomatique se concrétise, elle marquera le septième voyage de Benjamin Netanyahu aux États-Unis depuis le retour de Trump au pouvoir en janvier 2025, un record absolu pour un chef d'État étranger. Ce déplacement interviendrait alors que le Premier ministre israélien fait toujours l'objet d'un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale, une juridiction dont Washington ne reconnaît pas l'autorité.