De nouvelles barrières financières et techniques pour protéger le marché
Le ministère malaisien de l"Investissement, du Commerce et de l"Industrie (MITI) a instauré un double filtre strict pour les véhicules importés complets. Désormais, tout modèle électrique entrant doit afficher une valeur CAF minimale de 200 000 ringgits et développer une puissance d'au moins 180 kW.
Cette réglementation frappe de plein fouet les marques chinoises, qui s'octroyaient près de 60% des parts du marché des véhicules à énergie nouvelle en 2025. Des modèles populaires comme la BYD Dolphin, l'Atto 3 ou la Chery Omoda E5 se retrouvent ainsi de facto exclus en raison de leur positionnement tarifaire accessible.
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Pour contourner ces restrictions, l'alternative de l'assemblage local s'avère complexe puisque les nouveaux projets industriels sont soumis à une obligation d'exportation de 80% de leur production. Le géant BYD voit par exemple ses plans d'usine à Tanjung Malim ralentis, sa stratégie régionale s'appuyant déjà sur ses sites en Thaïlande et en Indonésie.
Certains constructeurs parviennent toutefois à s'adapter en exploitant des infrastructures existantes pour éviter ces quotas, à l'image de Leapmotor qui collabore avec Stellantis à Kedah ou de Xpeng avec le sous-traitant local EPMB.