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La Malaysia durcit l'importation de voitures chinoises

Indonésie-Vietnam 2026-07-06 malaysia

Depuis le 1er juillet 2026, la Malaysia impose des critères drastiques sur l'importation de véhicules électriques, bousculant les constructeurs chinois.

Des véhicules électriques chinois alignés sur un quai de déchargement portuaire.

Des véhicules électriques chinois alignés sur un quai de déchargement portuaire.

De nouvelles barrières financières et techniques pour protéger le marché

Le ministère malaisien de l"Investissement, du Commerce et de l"Industrie (MITI) a instauré un double filtre strict pour les véhicules importés complets. Désormais, tout modèle électrique entrant doit afficher une valeur CAF minimale de 200 000 ringgits et développer une puissance d'au moins 180 kW.

Cette réglementation frappe de plein fouet les marques chinoises, qui s'octroyaient près de 60% des parts du marché des véhicules à énergie nouvelle en 2025. Des modèles populaires comme la BYD Dolphin, l'Atto 3 ou la Chery Omoda E5 se retrouvent ainsi de facto exclus en raison de leur positionnement tarifaire accessible.

Pour contourner ces restrictions, l'alternative de l'assemblage local s'avère complexe puisque les nouveaux projets industriels sont soumis à une obligation d'exportation de 80% de leur production. Le géant BYD voit par exemple ses plans d'usine à Tanjung Malim ralentis, sa stratégie régionale s'appuyant déjà sur ses sites en Thaïlande et en Indonésie.

Certains constructeurs parviennent toutefois à s'adapter en exploitant des infrastructures existantes pour éviter ces quotas, à l'image de Leapmotor qui collabore avec Stellantis à Kedah ou de Xpeng avec le sous-traitant local EPMB.

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Hari Nurjanah

Journaliste politique senior - Indonésie-Vietnam

Journaliste senior avec une expérience de la couverture des dynamiques politiques en Indonésie et dans la région de l'Asie du Sud-Est. Propose des analyses approfondies des politiques publiques, des relations bilatérales et des enjeux stratégiques nationaux.