Une tension lourde a frappé l'Indonésie. Des dizaines d'hommes armés et en uniforme militaire ont encerclé les bureaux de la police de Polda Metro Jaya jeudi avant l'aube. Huit véhicules ont transporté le groupe. Les hommes portaient des fusils d'assaut.
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Subscribe Sekarang →La descente fait suite à une vaste saisie policière menée dans douze sites distincts. Les forces de l'ordre y ont découvert 74 kilogrammes de lingots d'or et des liasses de dollars américains et singapouriens. La valeur totale atteint des centaines de milliards de roupies. Trois témoins clés ont été arrêtés pour être interrogés.
L'armée nie les faits. Le chef du centre d'information de l'armée, le Général de brigade Muhammad Nas, a contesté toute incursion de ses troupes. De son côté, la police de Polda Metro Jaya garde le silence. Aucune explication officielle n'a été fournie par l'institution.
L'organisation Indonesia Police Watch dénonce une grave tentative d'intimidation. Selon le président de l'IPW, Sugeng Teguh Santoso, l'opération clandestine était dirigée par deux généraux de brigade de l'armée indonésienne. L'objectif était d'interrompre une enquête pour corruption majeure.
D'après les déclarations officielles de l'IPW, le commando cherchait à récupérer de force les témoins et le butin saisi. "La venue de ces militaires présumés visait à confisquer les preuves examinées par la direction des enquêtes criminelles spéciales", a affirmé Sugeng Teguh Santoso. Les saisies provenaient d'un restaurant du sud de Jakarta et d'une résidence à Sentul Bogor.
Les lieux perquisitionnés appartiendraient à un haut responsable du bureau du procureur général. L'IPW estime que le mouvement des soldats n'a pas suivi la chaîne de commandement régulière. "Ces individus n'ont pas agi sur ordre officiel, mais ont été instrumentalisés par des factions influentes prises de panique", a ajouté le président de l'organisation.
L'affaire secoue les institutions. L'IPW qualifie cet acte d'obstruction grave à la justice et de violation flagrante de la loi. Une enquête interne est réclamée. Le commandant en chef des armées et la police militaire sont appelés à sanctionner lourdement les officiers impliqués.