Le président Donald Trump a tenté de balayer d'un revers de main les inquiétudes concernant sa sécurité. Selon lui, le nouvel appareil Air Force One offert par le Qatar n'a pas été utilisé pour son retour de Turquie afin de permettre aux militaires de l'admirer. L'explication n'a pas convaincu les observateurs de la Maison-Blanche.
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Subscribe Sekarang →D'après les déclarations de Maggie Haberman, correspondante du New York Times, cette version des faits reste "un peu difficile à croire". La journaliste s'est exprimée mercredi soir sur l'antenne de CNN face à Kaitlan Collins, soulignant les zones d'ombre de ce changement d'appareil à la suite du sommet de l'OTAN à Ankara.
Selon des informations du New York Times, le U.S. Secret Service avait exprimé de vives inquiétudes quant à la sécurité du nouvel avion. Ce choix précipité de changer d'appareil soulève de lourdes questions sur les systèmes de défense réels dont dispose ce modèle qatari, malgré les investissements massifs de l'administration.
L'appareil avait pourtant été mis en circulation à la hâte. "Ceux qu'il avait commandés lors de son premier mandat ne高 allaient pas être prêts pour diverses raisons, certaines étant de la faute de Boeing", a précisé la journaliste. L'armée de l'air affirme pourtant avoir dépensé près de 400 millions de dollars pour la modernisation des systèmes de sécurité de cet avion.
Lors du décollage depuis la Turquie, les journalistes à bord ont reçu l'ordre de baisser les stores. Interrogé sur cette mesure inhabituelle, le président a répondu avec son style habituel : "Vous êtes probablement sur un vol dangereux à cause des crapules auxquelles nous devons faire face."
Pour Maggie Haberman, une telle procédure rappelle les mesures de crise. D'après son expérience, les stores ne sont baissés que lors de vols à haut risque, comme les déplacements présidentiels historiques en Irak en pleine guerre. Elle lie directement cette complication aux tensions actuelles avec l'Iran.
Le président a tenté de clore le débat mercredi soir sur Truth Social. Il a partagé une photographie du jet qatari stationné sur une base de l'Air Force au Royaume-Uni. Donald Trump a assuré que l'avion s'y était rendu "pratiquement sans déviation de sa trajectoire de vol" depuis la Turquie.