Une réponse officielle pour préserver l'axe Jakarta-Téhéran
La diplomatie indonésienne réagit vivement après les reproches formulés par Dino Patti Djalal, ancien vice-ministre des Affaires étrangères. Ce dernier s'étonnait que le plus grand pays musulman au monde ne prévoie d'envoyer qu'un simple ambassadeur aux funérailles du dirigeant iranien, qualifiant cette décision de recul pour la politique étrangère indépendante de l'archipel.
L'ancien diplomate a rappelé que des puissances comme la Chine, la Russie, la Turquie ou encore l'Arabie saoudite ont immédiatement mobilisé des délégations ministérielles ou présidentielles. Selon lui, cette tiédeur initiale de Jakarta pouvait être interprétée comme une crainte de froisser Washington ou comme un dysfonctionnement bureaucratique interne.
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Le porte-parole du ministère, Vahd Nabyl, a précisé que les autorités iraniennes avaient restreint l'accès aux dignitaires d'un rang supérieur à celui d'ambassadeur. Pour honorer cette exigence, le ministre des Affaires étrangères Sugiono et le président de l'Assemblée délibérative du peuple, Ahmad Muzani, feront le déplacement.
Cette délégation de haut niveau représentera officiellement l"Indonésie lors de la cérémonie prévue le 9 juillet. Les détails logistiques de ce voyage officiel font actuellement l"objet d'une coordination de dernière minute avec le protocole de Téhéran.