Un deuil national teinté de tensions géopolitiques et de promesses de vengeance
Après deux jours d'exposition au complexe religieux de la Grande Mosalla de Téhéran, la dépouille d"Ali Khamenei a entamé lundi une procession de 12 heures à travers la capitale iranienne. Les autorités ont profité de cet événement pour réaffirmer la résilience du gouvernement face au récent conflit militaire et jurer de venger l"assassinat du dirigeant de 86 ans.
Khamenei, qui dirigeait le pays depuis près de 37 ans, a été tué le 28 février dernier lors d'une frappe aérienne menée au premier jour de la guerre contre l'alliance américano-israélienne. Les cercueils de sa fille, de son gendre, de sa belle-fille et de sa petite-fille de 14 mois, également tués lors de cette attaque, ont aussi été exposés devant des milliers de fidèles venus leur rendre un dernier hommage.
Read Also
Le chef de l'armée iranienne, le général de division Amir Hatami, a fermement déclaré lors des cérémonies : "Ceux qui ont commis ce crime doivent savoir que la nation iranienne et nous tous ne cesserons jamais de réclamer justice". Dans la foule, les slogans anti-américains ont fusé, tandis que des délégations du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais étaient présentes pour saluer la mémoire du dirigeant.
Cette semaine de commémorations se poursuivra mardi dans la ville sainte de Qom, puis mercredi dans les villes irakiennes de Najaf et Kerbala, avant l'inhumation finale jeudi à Mashhad. En coulisses, l'absence prolongée de son successeur désigné et fils, Mojtaba Khamenei, prétendument blessé lors des mêmes frappes aériennes, continue d'alimenter les spéculations sur les futures dynamiques du pouvoir à Téhéran.