Une intervention politique directe qui bafoue le fair-play
L'équipe nationale des États-Unis a bénéficié d'un traitement de faveur hors norme à la suite de l'expulsion de son attaquant vedette face à la Bosnie-Herzégovine. L'automatisme du match de suspension a été balayé d'un revers de main par les instances dirigeantes du football mondial. Cette décision fait suite à un échange téléphonique direct entre le président américain Donald Trump et le patron de la FIFA, Gianni Infantino, provoquant l'indignation générale de la planète football.
Pour justifier la réintégration immédiate du joueur de Monaco, meilleur buteur de sa sélection avec trois réalisations, la FIFA s'est appuyée sur l'article 27 de son code disciplinaire permettant de surseoir à l'exécution d'une sanction. Une pirouette juridique contestée par l"Union européenne de football (UEFA) et la Fédération belge, qui rappellent que le règlement de la compétition stipule qu"un carton rouge direct entraîne automatiquement un match de suspension ferme.
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Les réactions hostiles se multiplient au sein de la communauté internationale, à commencer par l'ancien président de la FIFA Sepp Blatter, qui s'est indigné sur les réseaux sociaux : "Les cartons rouges ne s"annulent pas par des coups de fil politiques". De son côté, le sélectionneur de la Belgique, Rudi Garcia, a ironisé sur l"intégrité de l'instance en déclarant qu'il ne savait pas que "le 5 juillet était le 1er avril dans les bureaux de la FIFA".
La Fédération belge (RBFA) a dénoncé une manoeuvre visant à bloquer tout recours juridique, affirmant que la FIFA a ignoré ses demandes d'explications formelles tout en réduisant le délai d'appel à quelques heures seulement. Pour ajouter à la suspicion, les officiels belges ont révélé que la section relative aux suspensions automatiques de joueurs avait curieusement été retirée de la présentation technique de la FIFA lors de la réunion d'avant-match.